Étude du Plan secondaire du Couloir d’Orléans
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Chers voisins,
Au cours de la dernière année, vous m’avez probablement entendu parler de l’Étude du couloir d’Orléans. La première séance portes ouvertes pour ce projet a eu lieu au début du mois de mars. Nous n’aurons pas l’été que nous avons prévus et je ne veux pas que ce projet perde son élan. Donc, ce bulletin est entièrement dédié à l’Étude du Plan secondaire du couloir d’Orléans. C’est quoi? Pourquoi? Quelle est ma vision? Pourquoi participer? Comment participer? Ce bulletin fait une lecture un peu plus longue, qui vaut la peine. Je veux m’assurer que mes ambitions et intentions sont claires. Sans votre avis, cette étude, améliorer notre communauté et la préparer pour le futur ne peut réussir.
En quoi consiste l’étude au juste?
L’étude du Plan secondaire du couloir d’Orléans vise à remplacer les deux plans secondaires actuels du centre-ville d’Orléans par de nouvelles politiques dans le Plan officiel de la Ville. Ce dernier établit une vision pour la croissance d’Ottawa ainsi qu’un cadre stratégique pour guider l’aménagement du territoire. Puisqu’Ottawa a une grande superficie, les plans secondaires servent de guides propres à chaque secteur. Je crois qu’on pourrait réellement maximiser les avantages de l’Étape 2 du projet de train léger pour notre quartier en étant proactifs dans les utilisations du sol permises aux alentours des stations de train léger à Orléans. Cette étape du projet métamorphosera Orléans.
Dans les prochaines années, il y aura de nouveaux aménagements autour de ces stations, transformant les propriétés sur le couloir ferroviaire puisque des immeubles de grande hauteur et des quartiers aux utilisations polyvalentes pourront remplacer les aires de stationnement et les zones commerciales de faible hauteur. Je veux attirer des emplois, construire plus de logements abordables et aménager les installations qu’il nous manque dans l’est de la ville. Actuellement, nous n’avons pas assez d’options locatives, de lieux plus petits où nos aînés peuvent déménager et de possibilités d’emploi près de la maison, et nous avons peu de commodités à distance de marche de nos lieux de résidence. Pour moi, cette étude est une façon de combler ces lacunes et d’améliorer notre quartier. Nous voulons nous assurer que les projets d’aménagement créeront des espaces où il fait bon vivre, résilients, intéressants, axés sur le transport en commun et qui offrent aux résidents la meilleure qualité de vie possible.
C’est très bien, mais où se trouve le couloir d’Orléans exactement?
Le couloir s’entend essentiellement du rayon de 800 mètres entourant les futures stations de train léger (stations Jeanne-d’Arc, Boulevard-d’Orléans, Place-d’Orléans et Trim). Toutefois, le secteur à l’étude couvre un peu plus que ça. La limite nord est le boulevard Jeanne-D’Arc Nord, et la limite sud, le boulevard St-Joseph. À l’est, ce sont les promenades Youville et Vineyard (le terrain de golf et les terres agricoles près de la route 174), et à l’ouest, le chemin Trim. Les centres commerciaux linéaires vieillissants, les grands parcs de stationnement en surface, les commerces inaccessibles et les parcs d’affaires étalés sans options résidentielles devraient être des vestiges du passé. Il y a beaucoup de zones sous-utilisées dans le couloir qui ont cruellement besoin de modernisation, surtout sur la promenade Youville, la promenade Place d’Orléans, la promenade Taylor Creek et le boulevard St-Joseph. On pourrait aussi améliorer ces secteurs, qui comptent actuellement de grandes bretelles d’autoroute en trèfle, en simplifiant la structure des bretelles d’accès et de sortie pour combiner le logement et l’emploi près des stations de train léger, ce qui maximiserait l’utilisation du territoire.
Cette nouvelle étude est-elle vraiment nécessaire? Pourquoi la Ville ne fait-elle rien de concret plutôt?
Je comprends votre hésitation et votre frustration. J’ai vécu à Orléans toute ma vie (sauf pendant mes années dans l’armée), donc je sais ce que vous pouvez penser : « Bon, encore une étude municipale sur un dossier dont on parle depuis 30 ans. » C’est vrai, les améliorations dont nous parlons depuis belle lurette prennent du temps à se concrétiser, et une foule d’autres études ont été réalisées. Nous devons beaucoup aux précédents représentants élus, qui ont veillé à ce que le train léger soit présent à Orléans à l’Étape 2, car pour d’autres quartiers, on ne sait pas encore quand la prolongation de la Ligne de la Confédération s’y rendra. Même si les études peuvent sembler inutiles, elles sont obligatoires selon la loi. Elles visent l’élaboration des plans secondaires, qui font partie du Plan officiel (qui oriente le zonage et les types de demandes d’aménagement reçues par la Ville), qui lui doit respecter les déclarations de principes provinciales. La Loi sur l’aménagement du territoire confère certains pouvoirs et contraintes à la Ville en matière d’utilisation du sol. La Ville n’a pas ce qu’il faut pour être un constructeur de bâtiments de premier plan, elle dépend donc du secteur privé. Nous ne pouvons être déraisonnables dans les règles de zonage, car elles risqueraient sinon de faire l’objet d’appels des propriétaires fonciers et d’être annulées par le gouvernement provincial, ce qui nous laisserait avec encore moins de contrôle qu’avant.
Ce que nous considérons aujourd’hui comme une communauté souhaitable et viable est, à certains égards, très différent de ce que nous pensions il y a 30, 10 ou même 5 ans. Le changement est inévitable, nécessaire, souhaitable et parfois difficile. Dans le passé, je crois que les études n’étaient pas assez audacieuses pour attirer les investissements privés nécessaires. Je ne crois pas non plus que les résidents étaient suffisamment inclus dans le processus. À la première réunion portes ouvertes pour ce projet, nous avons été complètement étonnés par la participation; il y avait plus de 250 personnes! Les urbanistes du projet n’avaient jamais vu autant de gens intéressés par ce type de projet; la salle était pleine à craquer. Pour ceux d’entre vous qui y étaient, merci de votre participation. Nous ne savons pas quand nous pourrons nous rencontrer de nouveau, mais sachez que nous serons mieux préparés. Pour que cette étude porte ses fruits et reflète réellement notre vision pour Orléans, il faut que le plus de personnes possible s’impliquent. J’ai des idées, dont je vous fais part ci-dessous, et je crois qu’elles rejoignent celles de beaucoup d’entre vous. Mais nous avons tous des expériences et des parcours différents, donc vous pourriez avoir pensé à quelque chose que les urbanistes, mon équipe et moi avons oublié. J’espère que je pourrai vous convaincre qu’il vaut la peine de participer au projet. Je vous explique comment faire un peu plus loin. Je suis vraiment impatient de voir combien de voix s’ajouteront aux discussions.
D’accord, donc quelle est votre vision pour ce secteur?
J’envisage le quartier Orléans comme nous avons toujours voulu qu’il soit. Notre quartier a tant de potentiel inexploité! Avant, il était divisé en deux municipalités – ce qui nuisait à l’effort coordonné d’établissement d’un cadre de vie, de travail et de divertissement. Nous avons vu ce que des investissements majeurs peuvent faire dans les banlieues de l’ouest, et je crois que l’Étape 2 du projet de train léger nous offre une chance unique de développer notre quartier et notre économie.
J’aimerais que la promenade Youville devienne un carrefour polyvalent relié au Complexe récréatif Bob-MacQuarrie, au boulevard St-Joseph et à la station Jeanne-d’Arc. Des bâtiments résidentiels de taille moyenne mélangés à de petites entreprises et à des services avec accès direct au transport en commun et à une installation récréative ajouteront de la valeur à notre parc locatif et du dynamise au secteur. L’amélioration de ce secteur attirera des entreprises et des emplois et offrira aux propriétaires d’entreprise du coin de nouveaux espaces de travail. L’augmentation du nombre d’emplois accroîtra les occasions de travailler près de la maison et réduira de façon importante le temps de déplacement et l’usure de nos infrastructures. Elle contribuera aussi à la création d’une économie de jour grâce à laquelle nos restaurants et services prospéreront.
Le boulevard St-Joseph, auparavant une zone commerciale prestigieuse d’Orléans, manque de fraîcheur et doit faire l’objet d’investissements majeurs. Actuellement, ce n’est pas un endroit agréable où marcher ou se promener à vélo, car il a peu de liens avec les environs. Cette étude, ajoutée aux mesures incitatives du nouveau plan d’améliorations communautaires en cours, permettra aux propriétaires fonciers d’améliorer l’avant de leur propriété et de contribuer au développement du parc locatif à Orléans. Imaginez une rue avec des bâtiments d’un à seize étages, abritant un commerce de détail ou une entreprise au rez-de-chaussée et des appartements et des copropriétés aux étages supérieurs. Le matin, vous n’avez qu’à descendre pour acheter un café et ensuite vous rendre à pied au transport en commun ou au travail. Les redevances d’aménagement perçues pour ces projets pourraient servir à enfouir les fils électriques, à améliorer les infrastructures pédestres et cyclables, à offrir du stationnement sur rue, à aménager des terre-pleins centraux pour séparer les voies de circulation et à aménager des espaces verts. Ainsi, nous pourrions réaliser le rêve de l’équipe responsable du paysage de rue de la ZAC et avoir une rue principale dont nous pourrons être fiers.
Le parc d’affaires de Taylor Creek se trouve à distance de marche du terminus du train léger de la station Trim. Il reste des terrains inutilisés sur lesquels nous pourrions construire des locaux à bureaux de catégorie A. Nous pourrions attirer plus de restaurants, de brasseries et de distilleries et même quelques lieux de divertissement de soirée. Vu sa distance des secteurs résidentiels, c’est un emplacement de choix pour ce type d’activités.
Aux alentours des stations de train léger, surtout sur les terrains actuellement mal utilisés par les bretelles d’accès et de sortie en trèfle de la route 174, je voudrais qu’il y ait des installations et des bâtiments résidentiels locatifs plus hauts. Regrouper les gens près du transport en commun accroît la viabilité à long terme du réseau en augmentant l’achalandage, mais réduit aussi la congestion routière en ajoutant un accès facile au transport en commun.
Donc, des bâtiments de grande hauteur?
Pas nécessairement. L’aménagement n’est pas toujours synonyme de hauteur, même si nous avons tendance à immédiatement les associer. Ce dont Orléans a besoin, c’est d’utilisations du sol plus diversifiées. Nous ne voulons pas tous vivre dans des maisons unifamiliales ou n’avons pas tous les moyens de le faire. Bien entendu, nous avons des maisons en rangée et d’autres options résidentielles de densité plus élevée, mais c’est nettement insuffisant. Beaucoup de ces options sont des copropriétés, ce qui peut aussi être un frein pour certaines personnes qui cherchent à se loger. D’autres formes d’habitation de faible hauteur, mais plus denses que les maisons unifamiliales ou jumelées, peuvent offrir la diversité de logements dont nous avons besoin. Et les bâtiments polyvalents n’ont pas toujours à être de grande hauteur eux non plus. Bon nombre des centres commerciaux linéaires existants ont le potentiel de rester en place, mais devraient être agrandis de trois à cinq étages résidentiels. Dans la plupart des cas, l’ajout de ces quelques étages n’aura aucune répercussion négative sur le caractère des quartiers résidentiels avoisinants.
Si vous avez des parents âgés (ou que vos enfants adultes vous considèrent comme âgés!), vous avez peut-être eu la difficile discussion du déménagement dans un lieu plus petit et constaté le manque d’options pour ce faire, à part les maisons de retraite. Mon ami le conseiller Tim Tierney s’est retrouvé dans une situation d’offres d’achat houleuse quand il a aidé sa mère à acheter une copropriété de deux chambres. J’ai reçu des appels d’expatriés d’Orléans vivant aux Terrasses Francesca (sur la promenade Vanier) qui voulaient savoir quand des options locatives du genre seraient offertes à Orléans, car ils veulent revenir dans le quartier. J’ai aussi reçu un appel d’un groupe de parrainage de réfugiés me demandant s’il existait des options d’hébergement de secours parce qu’une mère et ses deux filles n’arrivaient pas à trouver un logement convenable à Orléans – où se trouvait leur réseau de soutien et où les filles commençaient à s’habituer à l’école.
Nous traversons tous certains événements de la vie : quitter la maison, fonder une famille, nous séparer, voir nos enfants devenir adultes, souhaiter vivre plus près de nos petits-enfants. Si nous avons différentes options de logement, nous améliorons la diversité du quartier, ce qui est nécessaire au ciment de la société. Les aînés qui veulent quitter leur maison familiale pour un plus petit endroit ne devraient pas avoir à partir d’Orléans. Ils sont d’importants vecteurs de l’économie de jour et devraient pouvoir rester dans le quartier qu’ils chérissent. Les aînés ne sont pas le seul groupe qui compose les petits ménages. Les options de logement plus petites intéresseraient sans doute aussi des jeunes, des célibataires et des familles de deux ou trois personnes. Parfois, plusieurs générations veulent vivre à proximité, mais sans se marcher sur les pieds.
Cette étude vise à encourager les projets d’aménagement qui conviennent au quartier. À certains endroits, les hauts bâtiments serviront une fin importante. Ailleurs, pas vraiment. Les maisons en rangée, les duplex, les triplex et les autres types de logements avec entrée privée au rez-de-chaussée joueront aussi un rôle important. Il est possible, par le réaménagement, d’accroître la densité sur les lots existants en remplaçant les habitations actuelles par plusieurs nouveaux logements, ce qui répondra aux divers besoins. La densification est possible dans les quartiers existants, avec des constructions basses qui préservent le caractère distinctif des quartiers de faible hauteur, comme de rues bordées d’arbres et des espaces privés à l’arrière. À plusieurs endroits dans le couloir d’Orléans, ces types de projets d’aménagement avec entrée privée au rez-de-chaussée compléteront les quartiers existants.
Le projet m’intéresse. Où puis-je trouver de l’information supplémentaire et participer?
Vous pouvez visiter la page Participons Ottawa et cliquer sur le bouton « Inscrivez-vous! » pour vous assurer d’être au courant de tout ce qui se passe.
J’ai quelques idées ou questions. À qui dois-je m’adresser?
Bonne nouvelle! L’équipe de projet et moi sommes impatients de les entendre.
Vous pouvez faire des commentaires et poser des questions sur la page Participons Ottawa. Les membres de l’équipe de projet et les résidents pourront ainsi engager le dialogue avec vous.
Il y a aussi une carte interactive où vous pouvez mettre des épingles et faire en sorte que vos idées ou commentaires sur votre quartier soient visibles par tous.
Vous trouverez aussi sur cette page les coordonnées de l’équipe de projet.
Comme toujours, vous pouvez m’écrire en tout temps à Matt.Luloff@ottawa.ca ou m’appeler au 613-580-2471.

